Chevalier blanc

Définition, calcul et conséquences

L'essentiel

  • Intervient suite à une OPA hostile pour proposer une alternative amicale.
  • Permet généralement de maintenir l'équipe de direction actuelle.
  • Offre souvent un meilleur prix par action aux actionnaires que l'assaillant initial.

Définition

Le chevalier blanc est un investisseur providentiel (particulier ou entreprise) qui intervient pour sauver une société visée par une tentative de rachat hostile. Tel un sauveur, il propose une offre de rachat plus avantageuse ou plus respectueuse de la direction actuelle que celle du "prédateur" initial.

Origine du terme

Il s'agit d'un calque de l'anglais white knight. L'expression puise dans l'imaginaire des contes et légendes, où le chevalier à l'armure étincelante vient secourir une personne en détresse face à un agresseur.

Exemple concret

  • Une entreprise A tente de racheter de force l'entreprise B en bourse. L'entreprise B appelle une entreprise C à l'aide, qui propose un meilleur prix et promet de ne pas licencier : l'entreprise C est le chevalier blanc.
  • Lors de la crise financière de 2008, Lloyds TSB a joué le rôle de chevalier blanc pour la banque HBOS afin de lui éviter la faillite ou un démantèlement brutal.

Comment ça se calcule

Ce concept apparaît quasi exclusivement dans le cadre des Offres Publiques d'Achat (OPA). Lorsqu'une direction juge qu'une offre de rachat menace l'intégrité de l'entreprise ou les emplois, elle sollicite activement un chevalier blanc pour faire monter les enchères ou proposer un projet industriel plus amical.

Causes

Pour la société cible, la prudence est de mise : le chevalier blanc reste un acquéreur. Il faut s'assurer que ses intentions à long terme sont réellement compatibles avec la stratégie de l'entreprise et qu'il ne s'agit pas d'un simple opportuniste profitant d'une situation de faiblesse.

Notions liées

repreneur amical investisseur providentiel

À ne pas confondre

chevalier noir prédateur financier raider

Conséquences

Pour bien comprendre ce concept, imaginez une partie d'échecs : le chevalier blanc est la pièce que l'on appelle en renfort pour protéger le roi (la direction de l'entreprise) contre une attaque imminente de l'adversaire.

Questions fréquentes

Quelle est la différence avec un chevalier gris ?

Un chevalier gris intervient sans y être invité par la direction, avec ses propres intérêts, contrairement au chevalier blanc qui est sollicité par la cible.

L'entreprise reste-t-elle indépendante ?

Rarement. Le chevalier blanc finit souvent par absorber l'entreprise, mais dans des conditions choisies et négociées plutôt que subies.

Pourquoi un investisseur accepterait ce rôle ?

Pour acquérir une entreprise stratégique à un moment clé, tout en bénéficiant de l'appui de ses dirigeants actuels.