L'essentiel
- Concerne le flux de clients et non le stock de produits.
- Est lié à l'attractivité commerciale d'un lieu.
- Le « chaland » est le client potentiel qui circule.
Définition
Action d'attirer et de faire venir des clients dans un point de vente. On peut comparer cela à l'installation d'une fontaine sur une place de village : son but est de créer un flux de personnes et d'animer le lieu pour que les commerces alentours en profitent.
Origine du terme
Le terme vient de « chaland », qui désignait autrefois un client, un acheteur. Ce mot est lui-même issu du verbe « chaloir » (importer, intéresser), car le chaland est celui qui porte de l'intérêt à une marchandise.
Exemple concret
- Une opération promotionnelle « un produit acheté, un offert » lancée par un supermarché pour faire venir massivement les consommateurs en magasin.
- L'implantation d'une boutique de luxe sur une avenue très passante pour bénéficier naturellement du passage des touristes.
Comment ça se calcule
Ce concept intervient principalement dans les stratégies de marketing point de vente et dans l'immobilier commercial. On l'utilise pour évaluer l'attractivité d'un emplacement ou l'efficacité d'une campagne publicitaire destinée à générer du trafic physique.
Causes
Il faut éviter l'erreur de langage commune qui consiste à utiliser « achalander » pour dire « remplir les rayons » (ce qui se dit « approvisionner »). Dans un contexte professionnel, veillez à utiliser ce terme uniquement pour parler du flux de clientèle.
Notions liées
À ne pas confondre
Conséquences
Pour ne plus faire l'erreur, souvenez-vous que le chaland est une personne. On achalande donc un magasin avec des gens, tandis qu'on approvisionne un rayon avec des objets.
Questions fréquentes
Peut-on achalander un site internet ?
Techniquement, le terme est historiquement lié aux magasins physiques, mais on peut l'employer par extension pour désigner l'acquisition de trafic sur un site e-commerce.
Pourquoi la confusion avec le stock est-elle si courante ?
L'usage populaire a glissé vers le sens de 'garnir' ou 'fournir', mais en économie et droit commercial, le sens originel lié à la clientèle prime.