L'essentiel
- Le but des règles contre l'anticoncurrentiel est de protéger le consommateur (prix bas, innovation).
- Ces pratiques sont lourdement sanctionnées par des autorités comme la Commission européenne.
- Une entreprise peut être dominante, c'est l'abus de cette position qui est jugé anticoncurrentiel.
Définition
Qualifie une action ou une situation qui fausse les règles du jeu sur un marché en empêchant les autres entreprises de se battre à armes égales. C’est un peu comme si, dans une course, un athlète avait le droit de mettre des obstacles uniquement dans les couloirs de ses adversaires pour être sûr de gagner.
Origine du terme
Formé du préfixe anti- (contre) et de concurrentiel (du latin concurrere, courir ensemble). L'usage de ce terme s'est intensifié au XXe siècle avec la mise en place des lois antitrust visant à protéger la liberté du commerce.
Exemple concret
- Le cartel : plusieurs entreprises s'entendent secrètement pour fixer des prix élevés au lieu de se faire concurrence.
- La vente liée : obliger un client à acheter un produit dont il n'a pas besoin pour pouvoir obtenir celui qu'il veut vraiment, bloquant ainsi les vendeurs du second produit.
Comment ça se calcule
Ce concept intervient principalement lors du contrôle des fusions d'entreprises (pour éviter qu'une entité ne devienne trop puissante) et lors des enquêtes pour abus de position dominante ou ententes illicites.
Causes
Pour une entreprise, il faut éviter toute communication d'informations stratégiques (prix futurs, marges) avec des rivaux. Le piège classique est de croire qu'une discussion informelle lors d'un salon professionnel est sans risque, alors qu'elle peut être qualifiée d'entente illégale.
Notions liées
À ne pas confondre
Conséquences
Si vous étudiez ce concept, retenez que l'économie de marché repose sur la rivalité. Tout ce qui vise à supprimer cette rivalité de manière artificielle est considéré comme anticoncurrentiel.
Questions fréquentes
Est-ce que baisser ses prix est anticoncurrentiel ?
Pas en soi. Cela le devient si le prix est 'prédateur', c'est-à-dire si l'entreprise vend à perte uniquement pour étouffer ses concurrents avant de remonter les prix une fois seule sur le marché.
Qui surveille ces pratiques ?
En France, c'est l'Autorité de la concurrence qui joue le rôle de gendarme du marché.