L'essentiel
- Refus de toute autorité hiérarchique ou étatique.
- Priorité absolue à la liberté individuelle et à l'accord mutuel.
- Modèle fondé sur l'auto-organisation et la coopération volontaire.
Définition
Se dit d'une vision du monde ou d'une doctrine économique qui prône une liberté individuelle totale et le rejet de toute autorité centrale, comme l'État. C'est l'idée que les individus peuvent s'organiser et échanger entre eux de manière spontanée, sans avoir besoin d'un chef ou de lois imposées d'en haut.
Origine du terme
Le mot a été inventé en 1857 par Joseph Déjacque, un militant anarchiste, pour se distinguer du terme « libéral ». Il l'a construit sur le modèle du mot « prolétaire », très courant à l'époque dans les milieux ouvriers.
Exemple concret
- Le fonctionnement originel du Bitcoin, conçu pour permettre des échanges financiers sans l'intervention des banques centrales ou des gouvernements.
- Les coopératives autogérées où les décisions sont prises collectivement sans hiérarchie patronale.
Comment ça se calcule
Ce concept apparaît souvent dans les débats sur la régulation d'Internet, les monnaies décentralisées ou les modèles d'entreprises horizontales sans managers.
Causes
Il est important de distinguer le sens « libertaire » (souvent lié à l'autogestion et au partage) du sens « libertarien » (plus focalisé sur la propriété privée absolue et le capitalisme sans règles), même si les deux rejettent l'intervention de l'État.
Notions liées
À ne pas confondre
Conséquences
Quand vous lisez ce terme dans un contexte économique, demandez-vous toujours si l'auteur parle de liberté sociale (partage, autogestion) ou de liberté de marché pure (absence totale de taxes et de règles).
Questions fréquentes
Un libertaire est-il forcément contre le capitalisme ?
Historiquement oui, le terme désigne l'anarchisme socialiste. Cependant, dans un sens économique large, il désigne tout système refusant la régulation d'État.
Le libertarisme est-il synonyme de chaos ?
Non, pour ses partisans, l'absence d'État ne signifie pas le désordre, mais une organisation plus juste basée sur la responsabilité de chacun.