L'essentiel
- Désigne une offre de rachat rejetée par le conseil d'administration de la cible.
- L'acheteur s'adresse directement aux actionnaires pour obtenir leurs titres.
- Donne souvent lieu à une bataille médiatique et boursière intense.
Définition
En finance, ce terme qualifie une tentative de rachat d'une entreprise (généralement via une OPA) qui se fait contre la volonté des dirigeants de la société visée. C'est un peu comme si un acheteur essayait d'acquérir votre maison en négociant directement avec vos créanciers ou vos colocataires parce que vous avez refusé de la lui vendre.
Origine du terme
Vient du latin hostis, qui désignait initialement l'étranger, puis l'ennemi. Dans le langage financier contemporain, il marque l'absence de dialogue et de consensus entre l'acheteur et la direction de la cible.
Exemple concret
- Le raid lancé par Sanofi sur Aventis en 2004, initialement refusé par la direction d'Aventis avant d'aboutir après une surenchère.
- La tentative de rachat de la Société Générale par la BNP en 1999, qui s'est heurtée à une résistance farouche de la banque visée.
Comment ça se calcule
Ce concept intervient lors des fusions-acquisitions (M&A) lorsqu'un acquéreur estime que le conseil d'administration d'une cible bloque une transaction bénéfique pour les actionnaires, ou lorsqu'il souhaite prendre le contrôle par surprise pour éviter une hausse du prix.
Causes
Pour l'entreprise visée, il est classique de mettre en place des mesures de défense comme la recherche d'un « chevalier blanc » (un repreneur amical) ou l'utilisation de « pilules empoisonnées » (dispositifs rendant le rachat très coûteux ou complexe pour l'attaquant).
Notions liées
À ne pas confondre
Conséquences
Quand on débute, il faut comprendre que le mot « hostile » ne signifie pas que l'opération est illégale, mais simplement qu'il n'y a pas d'accord entre les états-majors des deux entreprises. Pour l'investisseur particulier, cela se traduit souvent par une hausse rapide du cours de l'action.
Questions fréquentes
Une OPA hostile peut-elle devenir amicale ?
Oui, c'est fréquent : si l'acheteur relève son prix de manière significative, le conseil d'administration peut finir par recommander l'offre aux actionnaires.
Qui décide de l'issue d'une offre hostile ?
Ce sont les actionnaires de l'entreprise visée qui ont le dernier mot en choisissant de vendre ou non leurs actions à l'assaillant.